
Histoire et patrimoine
Publié le 17 août 2026
Artigueloutan, mémoire d'hier, richesse d'aujourd'hui.
Le tramway

Le tramway
Tramway hippomobile
Une première concession est attribuée à M. Sancéry pour un réseau de tramways à chevaux en 18941. En 1900, la traction animale disparait, une nouvelle société ayant obtenu une concession pour un tramway électrique.
Société béarnaise des tramways urbains
La Société béarnaise des tramways urbains – (SBTU) construit un réseau de tramways électriques à voie métrique comprenant trois lignes. Cette société dont le siège est à Lyon, 8 rue de la Bourse, dépend du groupe l’Omnium lyonnais de chemins de fer et tramways. Elle obtient la concession d’un réseau par une convention avec la ville de Pau, le 10 octobre 18992. Le réseau est déclaré d’utilité publique (DUP), le 3 novembre 1899.
Les lignes:
ligne 1: – Boulevard Guillemin – la Croix du Prince ;
ligne 2: – Route de Bordeaux – La Halle, (place Georges Clemenceau) ;
ligne 3: – La gare du Midi – La Halle, (place Georges Clemenceau) ;
La longueur totale du réseau était de 7 km.
Le dépôt et l’usine de production d’électricité se trouvaient à proximité de la gare des Chemins de Fer du Midi3, sur les bords de l’Ousse.
La mise en service eut lieu le 1er novembre 19004. Le dernier tramway circula le 30 avril 1931.
La voie était à l’écartement métrique. L’alimentation électrique se faisait par archet. Le matériel roulant comprenait 14 motrices et 5 remorques.
Compagnie du chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon (POM)
La Compagnie du chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon – (POM) obtient la concession d’un réseau de tramways départementaux à vapeur desservant l’arrière pays palois.
Le réseau comprend 4 lignes5 :
Pau – Saint-Laurent-Bretagne – Lembeye (37,8 km), mise en service entre 1902 et 1905 ;
Saint-Laurent-Bretagne – Aire-sur-l’Adour (23,5 km), mise en service entre 1904 et 1908 ;
Pau – Pontacq (27 km), mise en service en 1902 ;
Pau – Monein (25 km), mise en service en 1902.
La gare de départ est située Place de la République à Pau. Un raccordement de 6 km contournant la ville, dessert la gare de la Compagnie des Chemins de fer du Midi et le dépôt.
Ces lignes disparaissent entre le 31 décembre 1930 et le 31 décembre 1931.
Une ligne complémentaire est ouverte entre Pau (Place de la République) et l’Aviation (terrain d’aviation). Elle ouvre en 1916 pour une longueur de 10 km et disparait le 1er octobre 1930.
(Sources wikipédia)
La ligne Pau – Pontacq (27 km), mise en service en 1902
Cette ligne de tramway a desservi la gare d’Artigueloutan les communes de la Vallée de l’Ousse durant trente ans, de 1902 à 1931
Les documents suivants nous ont été procurés par Mr Noël Paradis Cami, de Pontacq.
Archive Bulletin municipal Espoey Tram
Bulletin municipal Espoey Tram 1
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Bulletin municipal Espoey Tram 2
Lire la publicationLes plaques de cocher, un petit patrimoine à sauvegarder

Les plaques de cocher, un petit patrimoine à sauvegarder
Trouvée par hasard en 2015 dans une brocante, la plaque de cocher "d'Artigueloutaa" est devenue patrimoine de la commune d'Artigueloutan.
Créées en 1835 et installées jusqu'à la Première Guerre mondiale, ces plaques ont progressivement disparu de la circulation avec l'avènement de l'automobile. Elles ornent encore parfois certains de nos carrefours de village.
Le terme Plaque de cocher est un néologisme. Ce terme est né vers 1970 sur internet. Il désigne les plaques et par extension les poteaux avec plaques, directionnels, apposés au bord des voies de communication à partir de 1835, date de la circulaire génératrice de cette signalisation.
Dès l'époque romaine, les bornes dites milliaires balisaient les voies de communication. Il ne s'agissait pas tant d'indiquer les directions que d'affirmer la représentation du pouvoir en charge de l'entretien des routes.
Les routes de la poste à cheval sont créées dès le XVIème siècle sous l'égide de Sully ; ce dernier, pour qui fut créé la charge de Grand Voyer, « était pénétré de l'indispensable nécessité d'une circulation facile dans une contrée aussi fertile que la France » (Recueil Polytechnique des Ponts et Chaussées). Furent donc érigées sur ces routes postales des poteaux indicateurs ; d'une taille de 2m20 y étaient indiquées les distances entre relais et les durées théoriques de parcours. Leur utilité, outre l'apport directionnel évident, était le calcul du coût de transport.
Jusqu'en 1845 les plaques en fonte peinte, les plaques en bois peints, les poteaux en pierre avec lettres gravées ou peintes, les enduits de mortier avec lettres peintes, les plaques en tôle avec lettres peintes, étaient les principaux matériaux utilisés.
A partir de 1845, les plaques en fonte avec lettres en relief font leur apparition, à partir de 1866 les plaques en zinc laminé. Sans oublier les plaques en lave émaillée.
Les implantations selon les matériaux ne suivent aucune règle chronologique, on trouve l'implantation de plaques en fonte précédant des plaques de bois peints, de même on peut implanter des plaques en tôle émaillée avant les plaques en fonte : les critères de choix étant avant tout économiques et répondait à un objectif commun : perfectionner le système de communication par la mise en place d'une signalétique directionnelle.
"Basses Pyrénées" jusqu'en 1969, la RN 117 des Pyrénées-Atlantiques a été une voie impériale, nationale puis départementale par décret de 2005, elle est désormais la RD 817.
Artigueloutan et ses paysages ordinaires

